Cette restriction ne concerne pas les lesbiennes et femmes bisexuelles, qui sont, elles, logées à la même enseigne que la population hétérosexuelle.

Dans un premier temps, le don de sang sera ouvert aux homosexuels n'ayant pas de relations sexuelles avec un autre homme depuis douze mois. Les homosexuels pourront donner leur plasma s'ils sont dans une relation stable depuis quatre mois ou s’ils n'ont pas eu de relations sexuelles sur la même période.

Cette interdiction se basait sur un principe de précaution sur le fait que la population homosexuelle est statistiquement plus exposée aux risques de contamination par le VIH. Seulement voilà, les gens ne sont pas des statistiques, et ce n'est pas ''l’homosexualité'' qui présente un risque de contamination au VIH particulièrement élevé, mais plutôt les relations anales non protégées.

La Ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé son intention d'ouvrir le don de sang aux hommes homosexuels au printemps 2016.

Les tests biologiques actuellement pratiqués de manière obligatoire chez les donneurs de sang détectent l'infection par le VIH à partir du 12e jour, en moyenne, qui suit une contamination. Toute personne porteuse du VIH devrait donc être repérée par ces tests si elle a été contaminée il y a plus de 12 jours.

Malgré un taux de prévalence plus élevé chez les homosexuels, la majorité des personnes infectées sont hétérosexuelles et une infime partie des hommes homosexuels sont réellement porteurs du virus. Méconnaissance des causes réelles de transmission du VIH, la majorité des homosexuels n'ont pas de multi-partenariat sexuel en utilisent un préservatif de façon systématique. Cette majorité d'homosexuels n'a pas plus de chance de contracter le VIH qu'un hétérosexuel autorisé à donner son sang, le risque de transmission étant quasiment réduit à néant alors même qu'en cas de rupture de préservatif il existe désormais un Traitement Post-Exposition. Seuls les homosexuels ayant des pratiques à risques (multi-partenariat, non-usage du préservatif) ont un risque accru d’être porteur du virus par rapport aux hétérosexuels ayant eux même des pratiques à risque.

Sur une période d'un an, les personnes se déclarant homosexuelles ou bisexuelles étaient soumises à une prévalence de tentative de suicide de 20,4% tandis que les sujets qui se déclarent hétérosexuels étaient soumis à une prévalence de 1,2%. Autrement dit, les adolescents et les jeunes adultes homosexuels avaient 167 fois plus de chance de se suicider que les adolescents et jeunes adultes hétérosexuels. La totalité des études sur le sujet montrent une prévalence de suicides nettement plus élevée chez les homosexuels. Cela toujours démontre par un contexte social homophobe et non l’homosexualité en elle-même.

En 2013, 30% des homosexuels de moins de 25 ans auraient déjà tenté de se suicider.

On peut également souligner qu'il est aujourd’hui possible de vivre avec le VIH et qu'est sorti en janvier 2016 un traitement préventif contre le virus remboursé à 100%, le Truvada.

Les homosexuels ont toujours donné leur sang malgré les interdictions et il n'y a eu aucun cas de transmission du VIH par transfusion ces 10 dernières années, peu importe la sexualité du donneur.

     Eva, Yolaine, Erwann et Helena